Retour sur l’atelier participation citoyenne de la semaine de regroupement

Dans le cadre de la semaine de regroupement des étudiants de la mentions VEU, la journée du 22 juin a été consacrée au séminaire métiers et nouvelles professionnalités.  4 ateliers thématiques ont été proposé l’après-midi permettant aux étudiants de dialoguer directement avec des praticiens sur des thématiques centrales en études urbaine. L’un des ateliers a porté sur la participation et la coopération citoyenne avec les intervenants suivants :

Pascale Simard | Agence d’Urbanisme de Lyon, Directrice Innovation et réseaux de compétences
Architecte et docteure en sciences et techniques du bâtiment

Martin Durigneux | Collectif Anciela, Président
Diplômé de sciences politiques

Fabien Bressan | CR-DSU, Chargé de mission. Anciennement délégué régional Robin des Villes
Diplômé de l’école d’architecture et de l’université Lyon 2

Mehdi Lakehal | Agence Recipro-Cité, Coordinateur de projets
Diplômé de l’université de Paris V, Strasbourg et Lyon 2

Voici quelques enseignements de cet atelier.

Une démarche libertaire et citoyenne : le collectif Anciela

Dans une autre veine, le collectif Anciela œuvre depuis 2010 à faire émerger des projets citoyens (dynamique ESS) à travers la création de la pépinière d’initiative citoyenne. Issue d’une tradition libertaire et associative, M. Durigneux (actuel président) a eu envie de faire de son engagement un métier avec pour crédo : « travailler pour une société meilleure ». La pépinière permet aux citoyens de la métropole lyonnaise désireux de mener à bien leur projet un accompagnement personnalisé. Les 5 permanent.e.s dédié.e.s à cette mission se révèlent être très complémentaires, ce qui facilite la prise en charge des projets selon les sensibilités (thématique ou de tempérament) de chacun.e.

L’urbanisme collaboratif et l’innovation en gouvernance urbaine

Une contribution dans le champ de l’urbanisme collaboratif a récemment vu le jour à l’issue d’un séminaire (‘L’individu créateur de ville’ en 2015) et d’un travail de collecte d’information à partir des démarches participatives dans les autres villes. Deux grandes conclusions à cette compilation en sont issues :

  • Co-construction des connaissances sur les territoires à partir du cumul des données (quantitatives et qualitatives), ainsi les discussions sur la connaissance sur les territoires visent à « faire mieux » pour des réponses plus adéquates ;
  • Régulation des jeux d’acteurs en considérant que de faire dialoguer les agents qui interviennent sur les territoires permet d’aller vers une finalité « en phase », ou à minima de réguler des « faire multiples ».

Ce travail a été réalisé ces deux dernières années par Pascale Simard, en charge des questions d’innovation à l’agence d’urbanisme de Lyon.

Réciprocité : une agence en faveur de l’habitat intergénérationnel

L’agence née en 2011 permet de populariser l’habitat (ou des solutions de logement) intergénérationnel. Bien que privée, la finalité de l’agence est sociale. L’objectif pour ces professionnels est de maintenir du lien social entre les générations d’habitants. Les projets développés dans l’agence se placent à la frontière entre la démarche militante participative (par exemple Anciela) et entre les logiques moins participatives des bailleurs sociaux (qui commandent les logements). En termes de participation, les acteurs du changement sont des particuliers recrutés pour être des animateurs de résidences. Réciprocité tente par des initiatives comme « Chers Voisins » ou « Cocoon’âges » de favoriser à la fois la mixité sociale et à la fois la mixité intergénérationnelle.

Nous souhaitons féliciter l’agence Récipro-cité d’avoir remporté cet été le prix Smart Cities – Le Monde ! Pour plus d’information sur les champs d’action de cette agence d’ingénierie du vivre-ensemble, voir la courte vidéo ci-dessous :

En bref

Les praticiens invités à cet atelier ont pu évoquer avec les étudiants leurs parcours, les inspirations, leurs doutes par rapport au domaine de l’intervention urbaine… Il en est sorti quelques points importants :

D’un point professionnel… D’un point de vue participatif… En termes d’évolutions…
Les activités extra-universitaire, souvent associatives, leur ont permis d’élargir leurs compétences professionnelles. Certains en ont font leur métier Les expériences internationales (études ou pro) ont nourri les façons de considérer leurs propres pratiques. Parfois rudes, les séjours à l’étranger permettent de relativiser les modes de faire « préconçus » L’échange entre les ‘professionnels de l’urbain’ est en train de gagner en importance. Tous les organismes publics s’y penchent depuis 3 – 4 ans. L’action publique est plus consciente des jeux d’acteurs en présences sur les territoires
Les études ont été des premières confrontations à la pratique professionnelle par les stages mais la plupart des apprentissages se sont fait par l’exercice du métier Les projets participatifs connaissent un fort intérêt pour les pouvoirs publics notamment dans les zones prioritaires, l’objectif étant de favoriser le vivre ensemble La gouvernance est un sujet qui est abondamment débattu en ce moment. Les populations captives des aménagements publics ou le non-recours sont des sujets auquel l’urbanisme est sensé s’atteler à l’avenir